Le gamin au vélo

Le 14 décembre 2019 |  Programmation  Archives  Programmation 2015-2016
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Jean-Pierre & Luc DARDENNE, Belgique, 2011, 1h27

Cyril, bientôt 12 ans, n’a qu’une idée en tête : retrouver son père qui l’a placé provisoirement dans un foyer pour enfants.
Il rencontre par hasard Samantha, qui tient un salon de coiffure et qui accepte de l’accueillir chez elle pendant les week-ends.
Mais Cyril ne voit pas encore l’amour que Samantha lui porte, cet amour dont il a pourtant besoin pour apaiser sa colère ...


Fiche pédagogiques liée

RESUME DU FILM

Cyril, bientôt 12 ans, n’a qu’une idée en tête : retrouver son père qui l’a placé provisoirement dans un foyer pour enfants. Il rencontre par hasard Samantha, qui tient un salon de coiffure et qui accepte de l’accueillir chez elle pendant les week-ends. Mais Cyril ne voit pas encore l’amour que Samantha lui porte, cet amour dont il a pourtant besoin pour apaiser sa colère ...

Jean-Pierre et Luc Dardenne, Belgique, 2011

FICHE PEDAGOGIQUE

Télécharger l’affiche sans texte

Télécharger "Qui sont-ils"

Télécharger le phot-langage des personnages principaux du film

Télécharger le photo-langage des scènes de violence du film

Télécharger les caractéristiques d’un conte

Télécharger les illustrations de Pinocchio

Télécharger Pinocchio au présent

Télécharger Pinocchio au passé

Activité 1 : travail sur les personnages principaux du film

En sous-groupes les participants imaginent :

  • qui sont ces personnages
  • quels liens ont-ils les uns avec les autres.

Mise en commun en grand groupe

Activité 2 : travail sur le titre du film

Sur base de l’affiche du film, en grand groupe ou en sous-groupes, les participants cherchent à donner un titre au film. (voir le fichier pdf de l’affiche sans titre, repris au début de la fiche)
Ils expliquent leur choix en grand groupe.

Le formateur prend note.

Activité 3 : pour rentrer dans la compréhension du film

On visionne la scène du début du film où on voit que Cyril est au téléphone et qu’il entend : « cette ligne n’est plus attribuée ».

Minutage : 00.13 → 02.01

En sous-groupes, les participants répondent aux questions :

  • Qu’est-ce qui se passe ?
  • Qui est qui ?
  • Où sont-ils ?
  • Pourquoi est-ce que Cyril s’enfuit ?

Le formateur prend note.

Activité 4 : pour rentrer dans le propos du film

On visionne la séquence où Cyril est devant un immeuble et explique à quelqu’un à l’interphone qui il cherche :

Minutage : 04.04 → 06.00

Après la vision de la séquence, en grand groupe les participants se prononcent sur :

  • Selon vous, où est le père de Cyril ?

Le formateur prend note.

Activité 5 : pour poursuivre la compréhension du film

On visionne la séquence où Cyril laisse couler l’eau dans le salon de coiffure de Samantha.

Minutage : 16.05 → 17.15

En duos, les participants racontent la scène et la poursuivent.
Lors de la mise en commun, chaque duo raconte ou joue son scénario.
Le formateur prend note.

Activité 6 : poursuite du propos du film

On visionne sans son la scène où Cyril retrouve son père au restaurant où il travaille.

Minutage : 27.33 → 30.17 SANS SON

Avant la 1ère vision de cette séquence, le formateur donne les consignes aux participants :

  • Pendant la 1ère vision de la séquence : ils imaginent en silence ce que les personnages se disent.
  • Pendant la 2ème vision de la séquence : ils donneront leurs idées à haute voix. Le formateur laisse fuser toutes les propositions, sans intervenir. Il prend note.
  • Une 3ème vision est possible si nécessaire, avec la même consigne que lors de la 2ème vision.

Activité 7 :

On visionne la séquence où Cyril est entraîné dans les bois On arrête quand les garçons disent «  respect » à Cyril.

Minutage : 40.40 → 42.05

En grand groupe, les participants imaginent qui sont ces personnages et pourquoi ils se battent.
Le formateur prend note.

ON VA VOIR LE FILM

APRES AVOIR VU LE FILM

Activité 8 : A propos de la violence dans le film

En grand groupe, le formateur demande aux participants de s’exprimer sur les scènes de violence qui les ont choqués dans le film.

Pour aider à libérer la parole des participants, le formateur peut s’appuyer sur les photos reprises dans le photo-langage reprenant des scènes de violence extraites du film. (voir haut de la fiche).

Après ce travail axé sur le film, le formateur quitte le propos du film pour demander aux participants quelles sont, de manière générale, les situations, les images qui les choquent au cinéma et ce qu’ils font quand ils y sont confrontés.

Pour cette partie de la discussion à bâtons rompus, le formateur s’inclut dans la discussion et cite les images qui le choquent lui aussi au cinéma et explique quelle stratégie il adopte quand il y est confronté.

Activité 9 : vérification des hypothèses

En grand groupe, on vérifie les hypothèses émises avant d’avoir vu le film (activité 1 → activité 7).

Activité 10 : le point de vue de la loi sur le placement en home, en famille d’accueil, etc

Dans le film, Samantha devient « famille d’accueil » pour Cyril . La façon dont ça se passe n’est pas le reflet de la réalité. Dans les faits, au niveau juridique, c’est plus compliqué.

Pour aborder cette question et donner des informations juridiques, nous vous proposons dans un premier temps de demander aux participants de répondre aux questions suivantes :

  • Est-ce possible, selon vous, qu’un enfant soit accueilli dans une famille aussi facilement que Samantha le fait dans le film ?
  • A votre avis, est-ce qu’un enfant peut être placé dans un home sans savoir pourquoi ?
  • Est-ce que, dans la réalité, un enfant qui a commis un délit peut s’en sortir aussi bien que Cyril dans le film ?

Pour plus d’informations sur les enfants placés en familles d’accueil et sur les IPPJ, nous vous invitons à consulter la section l’approfondissement, en bas de la fiche.

Activité 11 : … où on s’approche de la dimension symbolique des personnages du film

Comme nous venons de l’observer, le film s’écarte de la réalité.
Il est sans doute utile de rappeler aux participants que c’est toujours le cas. Ce qu’on voit au cinéma, c’est la vision du réalisateur sur une réalité.

C’est particulièrement vrai dans ce film-ci qui a été écrit comme un conte de fée.

Les personnages du film peuvent être comparés aux personnages-clés qu’on retrouve dans les contes de fée.

Dans cette section de la fiche pédagogique, nous proposons aux formateurs de travailler cet aspect du film.

Pour commencer, le formateur abordera la notion de conte avec les participants. Il leur demande s’ils connaissent des contes.

Ensuite, selon le niveau du groupe, soit les participants effectuent une recherche individuelle sur ce que dit le dictionnaire, soit le formateur leur lit des définitions.

Que dit le dictionnaire

Source : Wikipedia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Conte

"Le conte est intemporel (de tous les temps) et universel (s’adresse à tous les humains quels qu’ils soient et où qu’ils soient) : « il était une fois... dans un pays loin d’ici... ».
Le conte s’adresse aux humains de tout âge de façon générale mais certains contes peuvent faire écho à des problématiques propres à un âge de vie (ex : Jean de l’ours : puberté du garçon) ou à certains événements de la vie et ainsi peuvent s’adresser préférentiellement à une catégorie de personne.
Mais depuis déjà le XVIIe siècle les contes ont été utilisés pour agrémenter ou renforcer l’éducation des enfants, en leur faisant porter un message éducatif ou moral.
Cette dimension est contraire à l’essence du conte populaire traditionnel. Mais de nos jours, pour beaucoup, "conte" est synonyme de gentille historiette pour les enfants
Le conte merveilleux se déroule dans un univers où l’invraisemblable est accepté, où le surnaturel s’ajoute au monde réel sans lui porter atteinte. Les personnages jouent des rôles bien définis et leurs aventures se terminent généralement bien.
Le conte fantastique s’attache d’abord à plonger le lecteur dans un univers qui ressemble en tous points au réel : un univers dont les lieux, les personnages et les actions sont décrits avec un souci de vraisemblance. Le surnaturel fait une irruption dans le réel, ce qui peut provoquer un malaise, voire de la peur chez l’auditeur ou le lecteur.
"

source :

http://www.assistancescolaire.com/eleve/6e/francais/lexique/C-conte-merveilleux-fc_c25

Définition

  • Un conte est un texte généralement court, qui fait la part belle à l’imaginaire. Les contes de fées, ou « contes merveilleux », contiennent des éléments surnaturels qui jouent un rôle important dans l’histoire (objets enchantés, animaux qui parlent, métamorphoses, etc.).
  • Le conte met souvent en scène des couples de personnages dont l’un est bon, l’autre méchant. En règle générale, le bon finit par triompher.
  • L’époque et le lieu du récit sont rarement définis, comme le montre l’emploi de la traditionnelle formule Il était une fois…

Exemple :

« Il était une fois une reine qui accoucha d’un fils, si laid et si mal fait, qu’on douta longtemps s’il avait forme humaine.

Une fée qui se trouva à sa naissance assura qu’il ne laisserait pas d’être aimable, parce qu’il aurait beaucoup d’esprit ; elle ajouta même qu’il pourrait, en vertu du don qu’elle venait de lui faire, donner autant d’esprit qu’il en aurait à celle qu’il aimerait le mieux.

Tout cela consola un peu la pauvre reine, qui était bien affligée d’avoir mis au monde un si vilain marmot. »

Charles PERRAULT,

Activité 12 : pour appréhender la structure générale d’un conte de fée.

Le formateur donne des repères, des caractéristiques quasi toujours présentes dans un « conte de fée ». (voir fichier « structure d’un conte » format pdf au début de la fiche).

Introduction de l’histoire :

« Il était une fois, il y a très longtemps, jadis, dans un pays lointain … »

Présentation du héros

Que fait-il, comment est-il, ce qu’il aime

Elément perturbateur

Généralement un « méchant » qui vient perturber l’équilibre de départ, le héros se trouve alors confronté à un problème qu’il doit résoudre.
Le héros sera présenté avant de faire apparaître la perturbation.

Elément aidant.

Généralement, un « gentil » qui accompagne, conseille, donne une seconde chance au héros en difficulté. Il peut avoir des pouvoirs particuliers, magiques, surnaturels.

Résolution de problème

Par un combat, un arrangement qui conduit à restaurer un nouvel équilibre.

Dénouement

Forcément heureux. (ex : ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants)

Activité 13 : découverte du conte « Pinocchio » (raconté au présent)

Nous vous proposons de découvrir ici une version écourtée du conte original. Dans cette version, nous avons conjugué les verbes au présent, contrairement à l’habitude. (voir version pdf en début de fiche).

Pour les groupes plus avancés, nous vous proposons une version écourtée au passé, vrai temps de la narration dans les contes de fée. (voir version pdf en début de fiche)

Selon le niveau du groupe, soit ce sera le formateur qui lira le conte aux participants, soit les participants le liront à plusieurs, en écho.

Pinocchio/version écourtée au présent (voir fichier « Pinocchio au présent » en format pdf) :

«  Il était une fois un menuisier appelé Gepetto dont le plus grand rêve est d’avoir un fils.

Un jour, il trouve une belle souche d’arbre dans la forêt et décide d’en faire une marionnette.

Il y travaille toute la journée et quand elle est terminée, il l’habille et lui donne un nom : Pinocchio.

Puis, il va se coucher, fatigué mais très content de ce qu’il a fait.

Pendant qu’il dort, la Fée Bleue apparaît et, d’un coup de baguette magique, elle exauce le souhait de Gepetto : elle donne vie à la marionnette de bois et lui dit :

« Sois sage, Pinocchio, et un jour tu deviendras un vrai petit garçon »

Elle demande au petit Jiminy Criquet de veiller sur Pinocchio et de l’aider à grandir. Puis elle disparait.

Le lendemain matin, quand Gepetto retourne dans son atelier, il n’en croit pas ses yeux : Pinocchio est vivant ! Gepetto le prend dans ses bras et le serre très fort contre lui :

« Tu es mon petit Pinocchio. Et comme tous les enfants du village, il faut que tu ailles à l’école maintenant »

Il lui donne un beau cahier tout neuf et une pomme rouge. Pinocchio dit au revoir à son papa et s’en va à l’école. Mais en chemin, il rencontre Grand Coquin, le renard, et son compagnon Gédéon, le chat.

« Oh, quelle belle pomme tu as là ! Où vas-tu d’un si bon pas ? » lui demandent-ils.

« Je vais à l’école pour apprendre à lire et à compter et devenir un vrai petit garçon », répond Pinocchio

« A l’école ? Oui, c’est bien... Nous, nous allons retrouver le grand cirque Boldoni et devenir des artistes très célèbres. On va bien s’amuser... »

En entendant cela, Pinocchio n’a plus du tout envie d’aller l’école.

« Je viens avec vous ! » dit-il sans écouter Jiminy Cricket qui trouve que c’est une très mauvaise idée.

Mais Stomboli se révèle être un maître cruel, et tous les soirs après le spectacle, il enferme Pinocchio dans une cage. Pinocchio est bien triste. Il pense à Gepetto : ahh !... Si seulement il pouvait rentrer à la maison !... Une nuit, la Fée Bleue apparaît.

« Pinocchio, pourquoi n’es-tu pas à l’école ? », demande-t-elle.

« C’est à cause de Grand Coquin et de Gédéon », répond Pinocchio.

« Ils m’ont attrapé et forcé à venir travailler au cirque avec eux ! »

Pendant qu’il parle à la Fée Bleue, le nez de Pinocchio se met à s’allonger, s’allonger, s’allonger. Il prend peur et crie :

« Qu’est-ce qui se passe ? Au secours ! »

« C’est ce qui arrive aux petits enfants qui racontent des mensonges », dit la Fée Bleue

« Je ne mentirai plus ! Et je promets de bien travailler à l’école ! Je veux devenir un bon petit garçon », pleure Pinocchio.

La Fée Bleue le croit, rend sa taille normale au nez et aide Pinocchio à s’échapper de sa cage.

Sur le chemin du retour, il tombe à nouveau sur Grand Coquin et Gédéon.

« Tu retournes à l’école, Pinocchio ? C’est bien... Nous, nous partons avec plein d’autres enfants à l’Ile des Plaisirs. Une île où on fait tout ce qu’on veut. Pas besoin de travailler là-bas... »

« C’est vrai ? » demande Pinocchio en laissant tomber son cahier par terre.

Jiminy Cricket s’accroche de toutes ses forces à sa jambe :

« Non, Pinocchio ! N’y vas pas ! Tu as promis à la Fée Bleue !
Reviens ! »

Mais Pinocchio ne l’entend plus, Il est déjà avec les autres enfants qui chantent et dansent, tout joyeux à l’idée de vivre sur cette île merveilleuse où on ne travaille jamais. Et c’est vrai : là-bas, tous les jours, c’est la fête, on mange, on boit, on rit, on danse, on joue, on se bagarre autant qu’on le veut...

Un matin, Pinocchio se réveille avec deux grandes oreilles et une longue queue. Il essaie d’appeler Jiminy Cricket à son secours, mais le bruit qui sort de sa bouche c’est un horrible « Hi-Han ! Hi-Han ! »...

Pinocchio s’est transformé en âne et par la fenêtre il peut voir le maître de l’île rassembler tous les enfants-ânes pour les vendre et gagner beaucoup, beaucoup d’argent !

Jiminy Cricket le supplie :

« Partons d’ici, Pinocchio ! Enfuyons-nous ! Tu sais ton papa te cherche. Il a pris un petit bateau pour essayer de te retrouver. Mais, dans la mer, une baleine l’a avalé tout entier. Il faut que tu la retrouves, et que tu aides Gepetto à sortir de son ventre. »

Alors, Pinocchio s’enfuit et va jusqu’à la mer avec son ami Jiminy Cricket. Ensemble, ils cherchent, cherchent et finalement trouvent la baleine. Pinocchio se laisse glisser sur une vague qui l’amène dans l’énorme ventre. Et là, au milieu d’un tas d’objets que la baleine a avalés, il voit Gepetto.

« Papa !... »
« Pinocchio !... C’est bien toi ? »

Ils sont tous les deux si contents de se retrouver ! Pinocchio explique alors à Gepetto qu’il faut essayer de faire éternuer la baleine pour qu’elle les crache dehors, dans la mer. Ils allument un feu, qui fait beaucoup de fumée, qui fait éternuer la baleine, qui ouvre tout grand sa gueule et crache le petit bateau, Pinocchio et Gepetto dehors, dans la mer...

Ils sont délivrés et Jiminy Cricket applaudit en les voyant tous les deux sains et saufs. À ce moment-là, la Fée Bleue apparaît : elle pardonne à Pinocchio toutes ses bêtises et lui dit :

« A partir de ce jour, ton petit coeur va battre »

Et Pinocchio devient un vrai petit garçon pour le grand bonheur de son papa Gepetto.

Carlo Collodi (1826-1890)

Activité 14 : interpréter « le gamin au vélo » à la manière d’un conte de fée…

Les participants vont identifier quelques correspondances et analogies entre l’histoire de Cyril et celle de Pinocchio.

En sous-groupes les participants :

  • Voient en quoi les deux histoires se rapprochent ?
  • Quel personnage du conte évoque le personnage de Cyril ?
  • Quel personnage évoque le personnage de Samantha ?
  • Quel personnage évoque le personnage de Wes ?

Mise en commun en grand groupe.

Activité 15 : création d’un conte.

En s’inspirant de la structure générale telle qu’est décrite dans l’activité 12, le groupe se lance dans la création collective d’un conte, et en imagine le contenu.

Pour revoir la structure d’un conte telle que reprise dans l’activité 12, voir le fichier pdf « structure d’un conte » repris en début de fiche.

APPROFONDISSEMENTS

A PROPOS DES FAMILES D’ACCUEIL

Qu’est-ce que le placement d’un enfant dans une famille d’accueil

Source : http://www.belgium.be/fr/famille/enfants/familles_d_accueil

On parle de placement quand une famille d’accueil s’occupe pour une période déterminée d’une personne qui ne peut pas continuer à vivre dans sa propre famille.

Des enfants, mais aussi des adultes peuvent être placés :

  • Un enfant placé est un mineur qui habite dans une famille d’accueil. Il s’agit ici d’enfants que les parents peuvent difficilement prendre en charge. Les parents nourriciers s’occupent pour une période limitée d’un enfant et de son éducation.
  • Un adulte placé est un adulte qui habite dans une famille d’accueil ou qui habite seul mais bénéficie du soutien d’une famille d’accueil. Il s’agit ici de personnes handicapées ou ayant un problème psychiatrique.

Outre les familles d’accueil, ces personnes peuvent également être accueillies dans des foyers, des internats, des projets spécifiques …

Types de placement

Un placement peut prendre des formes très différentes :

Un placement dure aussi longtemps que nécessaire – c’est-à-dire, en général, jusqu’à ce que les problèmes apparus dans la famille d’origine soient résolus. L’accueil peut durer quelques jours ou plusieurs années.

Le placement peut être volontaire ou imposé. Seul un juge de la Jeunesse peut imposer un placement.

Lorsque les parents nourriciers sont un membre de la famille, on parle de placement familial.

Lorsque les parents nourriciers s’occupent de quelqu’un de leur entourage (l’enfant d’un voisin, un élève de l’école ...), on parle de "placement social".

Lorsque les parents nourriciers ne connaissent pas l’enfant ou l’adulte placé, on parle alors de placement en dehors du cercle familial. Les services de placement cherchent alors une famille nourricière au départ de leurs banques de données.

L’assistance familiale est une forme de placement où les parents prennent eux-mêmes contact avec un service de placement, par exemple lorsque, pour une raison particulière, ils ont du mal à s’occuper de leurs enfants. La période de placement leur permet de reprendre leur situation en main. L’assistance familiale fonctionne de manière préventive et ne dure, en général, que quelques mois.

Comment devenir parent nourricier ?

Pour devenir parent nourricier, vous devez d’abord prendre contact avec un service de placement.

Dans la rubrique "Liste des services de placement familial" du site www.plaf.be (link is external), vous trouverez toutes les adresses utiles de services de placement agréés en Wallonie et dans la Région bruxelloise francophone.

Du point de vue légal, il existe peu de conditions minimales pour devenir parent nourricier. Les parents nourriciers doivent en général produire un certificat de bonnes vie et mœurs et un certificat médical prouvant qu’ils ne représentent pas un danger pour la santé de l’enfant ou de l’adulte placé.

Les services de placement soumettent les candidats-parents à une procédure de sélection. Ils vérifient que les parents nourriciers sont aptes. Dans la pratique, tout le monde ne peut donc pas devenir parent nourricier.

En général, on propose aussi une formation. Ces formations peuvent avoir lieu soit lors de la sélection, soit lors de la mission d’accueil des parents nourriciers. Les formations diffèrent selon les services.
Indemnisation.

Chaque parent nourricier perçoit chaque jour un défraiement. Cette indemnité dépend du secteur et de l’âge de l’enfant ou de l’adulte placé.

En savoir plus : http://www.belgium.be/fr/famille/enfants/familles_d_accueil#sthash.jGGYHZpp.dpuf

Et quand un jeune commet des délits, que se passe-t-il ?

IPPJ - Institutions publiques de protection de la jeunesse

Lorsqu’un jeune a commis un fait particulièrement répréhensible (un fait qui, s’il était commis par un adulte, serait qualifié infraction), le Tribunal de la jeunesse peut confier ce jeune pour une période déterminée à une des cinq Institutions publiques de protection de la jeunesse (IPPJ) gérées par la Communauté française et investies de la prise en charge pédagogique et éducative de cette catégorie d’adolescents.

Cinq de ces institutions hébergent des garçons. Elles sont respectivement situées à Jumet (régime ouvert), Wauthier-Braine (régime ouvert, plus une section fermée), Braine-le-Château (régime fermé), Fraipont (régime ouvert, plus une section fermée) et Saint-Hubert (régime fermé).

La sixième, qui dispose elle aussi d’une section à régime fermé, est destinée aux filles et est située à St-Servais.

Le principe fédérateur des IPPJ est une attitude générale vis-à-vis du jeune. Individuellement, l’axe éducatif consiste à mettre en évidence les points à améliorer dans le comportement mais aussi à pointer les éléments positifs sur lesquels le jeune pourra s’appuyer pour se reconstruire une image personnelle moins stigmatisée.

Il est bien difficile de retrouver et de redonner confiance après un parcours très difficile, malheureux ou dramatique. C’est l’objectif que poursuit la prise en charge intensive et très individuelle du jeune.

La finalité de ce travail est bien la réinsertion, dans le domaine familial d’abord, conformément à l’esprit du Décret de l’aide à la jeunesse, mais aussi sous l’angle scolaire et professionnel.

Ce principe commun aux 6 IPPJ de la Communauté française se décline toutefois dans des projets très diversifiés.

En régime ouvert, " l’accueil " est une prise en charge de 15 jours qui permet de " marquer le coup " symboliquement, en délivrant le message au jeune qu’il ne peut pas tout se permettre. Ce type de service s’adresse évidemment aux jeunes qui sont menacés d’entrer dans un processus de délinquance.

Pour ceux d’entre eux qui, malheureusement, sont en quelque sorte déjà ancrés dans un tel processus, un service d’orientation dresse, en quarante jours, un bilan de la situation du jeune sur le plan familial, scolaire, professionnel et institutionnel (quel est le parcours du jeune dans d’autres institutions ?) ; l’objectif est d’arriver à élaborer avec le jeune, sa famille et le magistrat un projet de réinsertion, en décrochage avec une stigmatisation dont le jeune a construit lui-même une partie de la possibilité.

Ensuite, les IPPJ offrent différents services éducatifs, avec une prise en charge soit à l’intérieur de l’institution (comme à Wauthier-Braine ou Fraipont), soit en collaboration avec des établissements scolaires, comme à Jumet. Saint-Servais, qui est réservé aux jeunes filles, offre les deux types de services éducatifs.

Enfin, certaines IPPJ offrent aux magistrats la possibilité de recourir à un régime fermé. Saint-Servais le rend possible pour les jeunes filles, Braine-le-Château, Fraipont et Saint-Hubert pour les garçons.

Là encore, il y a différentes possibilités, de telle manière que les magistrats puissent choisir, dans la mesure des places disponibles, l’intervention la mieux appropriée : Saint-Hubert vise l’évaluation et l’orientation de jeunes sur une durée de 30 jours, renouvelable une fois, Fraipont développe un projet sur 3 mois suivi par une réorientation ; Braine-le-Château correspond plus à un service d’observation et d’orientation travaillant sur une période plus longue.

Pour en savoir plus sur le film :



Programme téléchargeable 2019-2020
Avec le soutien de :