La ruée vers l’or

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Charles Chaplin, 1925, USA, 1h36

A la fin du XIXe siècle, dans le Klondike au Canada, un attroupement de chercheurs d’or s’active dans les montagnes enneigées. Parmi eux, Charlot, un prospecteur, se rend dans une cabane où il rencontre Big Jim avec qui il part à la recherche d’une mine d’or.


Fiche pédagogiques liée

Résumé

Le film raconte l’histoire des chercheurs d’or dans le Klondike, au nord-ouest du Canada, en 1898. La file des chercheurs d’or s’étire au creux des montagnes enneigées.
Charlot, prospecteur solitaire, trouve refuge dans une cabane isolée, où il est bientôt rejoint par Gros Jim. La faim les tenaille : qui sera mangé ? Un ours à la chair fraîche vient mettre fin à l’horrible dilemme.
À la ville, Charlot est séduit par Georgia, la fille du saloon. Elle feint de répondre à ses avances et accepte une invitation à dîner. Mais elle lui fait faux bond, et le pauvre petit homme se retrouve seul, faisant danser ses petits pains. Gros Jim, qui a perdu la mémoire au cours d’une bagarre, a besoin de Charlot pour retrouver l’emplacement exact de la montagne d’or qu’il avait auparavant découverte. Après quelques péripéties, les deux compagnons retrouvent enfin la mine.
Devenu milliardaire, Charlot, à l’occasion d’un reportage, joue les paumés sur le paquebot du retour. Georgia, prise de remords, et le prenant pour un passager clandestin, se précipite vers lui et trouve la fortune.

Charles Chaplin, 1925

Public :

Les activités proposées sont destinées à des apprenants dont le niveau d’oral est suffisant pour pouvoir s’exprimer, sauf si l’animation se fait avec des groupes hétérogènes à l’oral.

Thématique abordée dans la fiche :Hier, on partait pour chercher de l’or, et aujourd’hui … ?

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Activité 1

On regarde la séquence du début du film où on voit les gens qui marchent en file indienne dans la montagne.

On arrête la vision avant l’apparition de Charlot.

Minutage : (avec lecteur VLC sur pc) 00.53 → 01.25

Le formateur met les apprenants au travail soit en grand groupe, soit en sous-groupes autour des questions :

  • Où est-ce que ça se passe ?
  • Qui sont ces gens ?
  • Quand est-ce que ça se passe ?

Les apprenants émettent des hypothèses.

Si le travail se fait en sous-groupes, chaque sous-groupe traite une des questions reprises ci-dessus.

Mise en commun des hypothèses des sous-groupes en grand groupe.
Le formateur note toutes les hypothèses (une grande feuille par question).

Après ce travail de recueil d’hypothèses, le formateur expose le contexte de la ruée vers l’or, pour permettre aux apprenants de comprendre le film.

(Voir contexte historique de la ruée vers l’or en bas de la fiche)

Activité 2 : évocation autour du personnage de Charlot

Le formateur présente différents indices révélateurs du personnage de Charlot aux apprenants. (voir galerie photo : canne, chapeau boule, etc...)

Ensuite, on visionne une scène du film où on découvre Charlot.

Minutage : (avec lecteur VLC sur pc) : 01.31 → 01.43

Après la vision de cette séquence, les apprenants poursuivent leur travail d’hypothèses sur le personnage qu’ils viennent de voir en grand groupe.

Le formateur complète les informations récoltées et précise le personnage (voir infos sur Charles Chaplin en bas de la fiche)

Activité 3 : on rentre dans le film

On visionne la séquence où Charlot cuisine des chaussures :

Minutage : (lecteur vlc) : 12.53 → 13.25

Les apprenants se mettent au travail en émettant des hypothèses autour de la question :

« pourquoi il cuisine des chaussures ? »

Le formateur note les hypothèses sur une grande feuille.

Activité 4 : Georgia et Charlot

On travaille la séquence où Charlot voit pour Georgia pour la première fois et en tombe amoureux :

Minutage : (lecteur VLC sur pc) : 25.36 → 26.07

Les apprenants travaillent autour des questionnements :

  • Est-ce que la jeune femme va aimer Charlot ?
  • Est-ce que l’histoire va bien se terminer ?

On va voir le film

Après la vision du film

Activité 5

On revient sur les séquences travaillées avant d’avoir vu le film et on revisite les hypothèses qui avaient été émises avant la vision du film.

On les vérifie, on les corrige.

Activité 6 : qu’est-ce qu’on va chercher ailleurs ?

En sous-groupes, les apprenants vont imaginer un personnage et son histoire. Ils vont la raconter avec un maximum de détails sur la base d’un des scénarios proposés ci-dessous qu’ils auont tiré au sort :

  • Il/elle a quitté la campagne pour vivre en ville parce que, pour …………….
  • Il/elle quitté la ville pour la campagne parce que, pour ……………..
  • J’ai quitté mon pays pour …………
  • Je rentre dans mon pays pour ………….

Ce travail peut se faire à l’aide de différents supports : mime, dessin, jeu de rôle, écrit …)

Mise en commun

Activité 7

On imagine que le groupe alpha a découvert une mine d’or au Congo.
En sous-groupes ou en grand groupe les apprenants répondent aux questions :

  • à qui appartient la mine ?
  • comment on s’organise
  • qui travaille dans la mine ?
  • quelles conditions de travail pour les ouvriers ?
  • quel salaire auront les ouvriers ?
  • qu’est-ce qu’on fait avec les bénéfices ?

Si travail en sous-groupes, mise en commun.

Discussion sur l’organisation et sur les différents scénarios.

CONTEXTE HISTORIQUE DE LA RUEE VERS L’OR

À l’été de 1897, deux navires à vapeur au long cours ont accosté sur la côte ouest des États-Unis.

L’un deux, The Excelsior, s’est arrêté à San Francisco, et l’autre, The Portland, touchait quai trois jours plus tard, à Seattle.
Sur la passerelle de ces deux navires défilèrent des hommes et des femmes débraillés, transportant des sacs d’or. Certains d’entre eux descendirent sur les quais en portant sur eux 5000 $ d’or, tandis que d’autres avaient jusqu’à 10 000 $ d’or.

Les mineurs racontèrent qu’ils avaient fait de la prospection un an plus tôt dans de petits ruisseaux s’écoulant jusqu’à la rivière Klondike. On disait de ce nouveau champ aurifère, dans la partie nord-ouest du Canada, qu’il recelait la plus grande quantité d’or encore jamais vue et qu’il offrait suffisamment de travail pour des dizaines de milliers de personnes.

On racontait même qu’il suffisait de se pencher pour cueillir les pépites d’or gisant sur le sol. Un riche mineur allait même affirmer qu’il avait réussi, sans aucun effort, à trouver de l’or pour 25 000 $. Pouvait-on imaginer rien de plus facile ? Il suffisait de se rendre sur place.
La Ruée vers l’or du Klondike de 1897-1898 qui s’ensuivit fut la plus importante ruée vers l’or de toute l’histoire et fut décrite comme « la dernière grande aventure ».

Sites à découvrir pour en savoir plus :

http://www.virtualmuseum.ca/Exhibitions/Klondike/Francais/startgame_fr.html

http://tolkien2008.wordpress.com/2009/11/09/la-ruee-vers-lor-le-klondike/

POUR APPROFONDIR LA QUESTION DE L’EXTRACTION DE MINERAIS DANS LE MONDE AUJOURD’HUI

Nous vous proposons des éléments d’information sur l’extraction des minerais aujourd’hui dans le monde.

Quand on observe l’origine des minerais, on constate rapidement que aujourd’hui comme hier, le profit tiré de l’extraction des minerais ne va pas aux pays producteurs, mais bien aux grand pays industrialisés.

Notons aussi que l’extraction des richesses souterraines de la terre a un impact sur l’environnement : la création, l’exploitation des minerais entraîne le déboisement des sites, une rarification des animaux, etc …

LES MINES D’OR

Les grands pays producteurs d’or.

La production d’or de la Chine est la plus importante au monde. Sa production est de 260 tonnes d’or, soit le record de production aurifère pour la Chine.

Elle a augmenté de 7% depuis 2007 et de 59% depuis 2001. La Chine est le seul pays parmi les grands producteurs d’or qui a une production croissante. On parle souvent de la demande d’or de la Chine, on oublie que la Chine est devenue un grand producteur d’or.

L’Afrique du sud a perdu sa place de n°1 de la production d’or en 2008 comme en 2007. Elle est en seconde place avec une production d’or estimée à 250 tonnes. Elle est en légère baisse par rapport à 2007 et en baisse de 38% par rapport à 2001.

La baisse de la production d’or sud africaine de 2008 est attribuée aux problèmes de production électrique, mais depuis presque 40 ans la production d’or sud africaine diminue à cause de l’épuisement des meilleurs gisements.

Les gisements d’or du Witwatersrand sont à la production d’or ce que Ghawar est à la production de pétrole. Son maximum de production d’or a été atteint il y a presque 40 ans, aucun pays producteur d’or ne pourra jamais produire autant d’or que le Witwatersrand des années 1960.

Les USA sont en troisième position avec une production de 230 tonnes d’or. L’état du Nevada totalise 78% de la production d’or des USA avec 175 tonnes d’or et le premier producteur d’or des USA totalise à lui seul la moitié de la production d’or des USA dans ses neuf mines d’or. La production d’or des USA a baissé de 3% par rapport à 2007 et de 31% depuis 2001. La production d’or des USA baisse de façon continue depuis 1998.

L’Australie est le quatrième pays producteur d’or au monde avec 225 tonnes d’or. La production d’or australienne baisse de 9% par rapport à 2007 et de 27% depuis 2001. La production d’or australienne baisse de façon continue depuis son record de 1998.

Le Pérou a produit 175 tonnes d’or en 2008 dont 63% proviennent des deux provinces du nord du Pérou : Cajamarca et la Libertad.

La production d’or du Pérou a augmenté de 21% depuis 2001 et de 3% depuis 2007. Il faut se méfier car cela cache une baisse de la production de 16% depuis 2005 par le fait que 58% de la production d’or proviennent de deux grandes mines d’or qui ont vu leur production d’or baissée depuis 2005 et 2006.

Les mines d’or russes ont produit 165 tonnes d’or en 2008, soit une hausse de 5% par rapport à 2007 et de 8% par rapport à 2001, la hausse reste inférieure à 3% du record de production de 2002.

Les trois premiers producteurs d’or de Russie produisent chaque année le tiers de l’or russe. La Russie garde un potentiel de croissance de la production d’or.

Le Canada. C’est Le pays de l’extraction minière, pas uniquement pour ces ressources abondantes mais aussi parce que la moitié des mines dans le monde sont cotées au Canada. Il est important de préciser aussi que le pays comporte les géologues et les techniciens miniers parmi les plus compétents au monde.

Malgré tout, la production d’or a baissé de 43% au Canada depuis 1991, de 30% par rapport à 2001 et de 1% par rapport à 2007. Le Canada a produit 100 tonnes d’or l’année dernière. Les mines d’or de l’Ontario ont produit 50 tonnes d’or et les mines d’or du Québec 28 tonnes d’or. La production d’or de ces deux provinces représente plus des ¾ de la production d’or du Canada.

L’Indonésie est aussi un producteur d’or important avec 90 tonnes d’or produites en 2008, soit une baisse de 24% par rapport à 2007 et de 31% par rapport à 2001.

Parmi les 8 premiers producteurs d’or au monde, 7 sont en dessous de leur niveau de production d’or record. Ces pays ont vu leur production d’or baisser de 14.3% depuis 2001, leur production baisse plus vite que l’ensemble de la production d’or mondiale. Ces huit pays produisent les 2/3 de l’or dans le monde, voilà le problème…

CONDITIONS DE TRAVAIL DANS LES MINES D’OR AUJOURD’HUI

Catastrophe dans une mine d’or sud-africaine

Au moins 106 mineurs auraient été tués à Vaal Reefs.

Johannesburg, de notre correspondante Il y avait, hier, peu d’espoir de retrouver vivants quelques-uns des 106 mineurs pris au piège du « désastre d’Orkney », l’un des plus dramatiques accidents miniers d’Afrique du Sud.

La catastrophe s’est produite sur l’une des mines d’or les plus profondes du monde, Vaal Reefs, à 150 km au sud-ouest de Johannesburg, appartenant au puissant conglomérat sud-africain Anglo-American.

A pied d’oeuvre depuis la veille, 50 sauveteurs n’avaient pu, hier, retirer que quelques corps à cause des difficultés d’intervention à plus de 2.300 mètres de profondeur. La catastrophe a soulevé une forte émotion, rappelant que l’industrie minière sud-africaine, qui compte parmi les premières au monde, continue d’opérer, selon les spécialistes, sur « un modèle datant de l’apartheid ».

Les circonstances de l’accident restent inconnues. Selon Pik Botha, le ministre sud-africain des Mines, « il ne fait aucun doute qu’il y a eu erreur humaine ».

De fait, rien d’autre ne permet pour l’instant d’expliquer que la locomotive et ses wagonnets, destinés à transporter matériel et hommes dans les couloirs de la mine, mais roulant, cette nuit-là, à vide à 1.700 m sous terre, aient pu aussi facilement rompre les barrières de sécurité.

Lancé à vive allure, le convoi a fini par s’engouffrer dans l’une des conduites menant au fond du puits.

Cinq cents mètres plus bas, l’équipe de nuit de Vaal Reefs était déjà à pied d’oeuvre. De tout leur poids, la locomotive et les chariots ont chuté de 500 mètres, venant s’écraser sur la cage d’acier qui contenait les mineurs.

Selon Pik Botha, « le conducteur, toujours vivant, était soit absent, soit avait sauté avant l’accident ». Fortement choqué par le drame, celui-ci a été immédiatement hospitalisé et, mis sous sédatif, il n’était toujours pas, hier, en état de répondre aux questions.

Sur place, les sauveteurs se sont relayés toute la nuit pour activer les secours, rendus difficiles par l’accès difficile au lieu de l’accident.

De surcroît, la chute de la locomotive a provoqué des éboulements partiels de terrain. « Sous l’amas de ferrailles, il y a de la chair partout. Je n’ai jamais rien vu d’aussi horrible », a raconté un syndicaliste qui avait accompagné l’équipe de secouristes.

Selon les sauveteurs, deux à trois jours seront nécessaires pour récupérer tous les corps.

« C’est une tragédie nationale », a déclaré le gouvernement, qui envisageait, hier, une journée de deuil national en mémoire des victimes.

« Je suis profondément choqué », a ajouté Nelson Mandela, qui s’est toutefois « gardé de tout commentaire avant de connaître les circonstances exactes du drame ».

Immédiatement, une enquête a été lancée par la direction du géant minier, détenteur de la majeure partie des sites d’or et de diamants du pays.

Mais, pour le syndicat des mineurs (NUM) et la confédération Cosatu, ce n’est désormais pas suffisant. De consert avec l’ANC, les organisations réclament des mesures radicales qui mettent fin au cycle d’accidents meutriers dans les mines sud-africaines.

Arrivant loin après la Chine pour le nombre de victimes en un seul incident (1.549 mineurs en 1942), l’Afrique du Sud détient en revanche un record en matière de fréquence d’éboulements ou autres catastrophes.

Depuis le début du siècle, l’industrie a déploré 13 désastres d’ampleur, le plus grave parmi les plus récents ayant fait 177 morts, en 1987, dans un incendie à la mine d’or de Kinross, à l’est de Johannesburg.

Depuis 1993, grâce à une légère amélioration des conditions de sécurité, le nombre de victimes quotidiennes tend à baisser.

Mais il y a encore eu 485 morts l’an dernier, lors de 8.000 incidents divers.

Principale raison : les mineurs évoluent parmi les mines les plus profondes au monde. Par ailleurs, l’apparition d’un syndicat des mineurs au début des années 80 n’a pas réussi à changer les méthodes de travail dans le secteur qui a fait la richesse du pays.

Dirigée par la minorité anglophone, prétendument libérale, l’industrie a été la première à instaurer l’exploitation abusive de la majorité noire ¬ main-d’oeuvre bon marché et sans droits ¬, les déplacements de population avec les mineurs venus des campagnes et la discrimination sur le lieu de travail avec la supervision des mineurs noirs réservée aux Blancs. Jusqu’à aujourd’hui, malgré l’abolition de la législation, la division du travail se poursuit de facto.

Une commission réunissant syndicalistes et représentants des conglomérats a enquêté l’an dernier sur les conditions de sécurité et d’hygiène dans les mines. Elle doit rendre ¬ fort à propos ¬ son rapport lundi, mais recommande déjà la rédaction d’une nouvelle loi « plus en phase avec la nouvelle Afrique du Sud ».

Source : Journal « Libération », 12 :05.1995
http://www.liberation.fr/monde/0101142777-catastrophe-dans-une-mine-d-or-sud-africaine

le coltan

A voir :

http://www.youtube.com/watch?v=CnYUtLHqY8Y&feature=related

Le tantale préparé à partir du coltan est indispensable à la fabrication de composants électroniques, notamment condensateurs et filtres à onde de surface, utilisés en particulier dans les téléphones portables. Le secteur de l’électronique monopoliserait ainsi 60 à 80% du marché du tantale.

En 2000, une pénurie mondiale et une hausse des prix du tantale auraient empêché la fabrication de la Play Station 2 de Sony en quantité suffisante.

Les conflits en République démocratique du Congo seraient, du moins en grande partie, liés à l’exploitation du coltan. Un rapport d’experts présenté en 2001 au Conseil de sécurité de l’ONU dénonce les grandes quantités de ce minerai illégalement extraites du sol de la République démocratique du Congo et transportées en contrebande , en accord avec des entrepreneurs occidentaux, par les armées de l’Ouganda, du Rwanda, du Burundi et de la RDC qui occupaient la Province orientale et la région du Kivu, à l’est du pays.

L’armée rwandaise aurait ainsi retiré 250 millions de dollars en 18 mois du trafic illégal de ce minerai.

Ces exploitations minières illégales encouragent le maintien d’armées étrangères au Kivu et mettent en péril l’écosystème forestier de la région.

Les trois états mis en cause par le rapport de l’ONU ont nié leur implication dans le trafic du coltan.

Du fait de la difficulté de contrôler la légalité des opérations minières menées dans la région, plusieurs fabricants électroniques ont décidé de boycotter "officiellement" le coltan venant d’Afrique centrale, préférant s’approvisionner en Australie.

Autres extractions de minerais aujourd’hui

mines de charbon

L’Asie : principal théâtre des opérations charbonnières

Le retour du charbon sur la scène internationale est fortement lié à la croissance des pays émergents asiatiques, Chine et Inde en particulier, où il apparaît comme une ressource incontournable pour répondre à la forte augmentation des besoins en énergie ; il constitue pour certains pays l’essentiel de leurs ressources et leur confère une plus grande indépendance énergétique.

De la même façon qu’il a accompagné la révolution industrielle du 19e siècle en Europe, le charbon devrait accompagner le développement des pays émergents au 21e siècle.

Depuis trente ans, le charbon représente un bon tiers de la consommation d’énergie primaire mondiale.

Les principaux consommateurs (chiffres en 2005) sont les suivants. Ce sont souvent des pays qui possèdent des réserves importantes.

Pour la plupart de ces pays, les chiffres de production et de consommation sont relativement proches (sauf pour l’Australie, exportatrice importante). Cette remarque est aussi valable au niveau des continents.

Certains pays sont légèrement exportateurs de charbon, d’autres légèrement importateurs. Par rapport au pétrole, au gaz et à l’uranium, le charbon fait donc beaucoup moins l’objet d’un commerce international.

Bien sûr, il est quand même transporté à l’intérieur même des pays producteurs, des lieux de production vers les centrales électriques ou les chaudières industrielles où il est utilisé.

AUTOUR DU FILM

Une version colorisée est sortie en 1970.

Vingt-cinq ans plus tard, l’une des petites-filles de Chaplin, qui venait de découvrir le film, n’arrivait pas à croire que son grand-père et Charlot étaient une seule et même personne.

Elle fut émue aux larmes lorsqu’il débarrassa un coin de table et exécuta face à elle la Danse des petits pains.

Cette Danse est restée l’un des scènes les plus célèbres de l’œuvre de Chaplin. En 1958, La Ruée vers l’or fut déclaré deuxième meilleur film de tous les temps, derrière Le Cuirassé Potemkine, par un jury lors de l’exposition universelle de Bruxelles.

Chaplin était perfectionniste et reprenait cent fois la même scène, la faisant évoluer jusqu’à satisfaction. 63 prises furent nécessaires pour finaliser la scène où Big Jim et lui mangent une chaussure... et à chaque fois les acteurs devaient avaler la semelle fabriquée en réglisse, entraînant de terribles problèmes de transit intestinal

Quelques éléments biographiques autour du personnage de Charles Chaplin

Adresse internet d’un site reprenant des infos et des jeux à propos de Charles Chaplin

http://www.curiosphere.tv/chaplin/chaplin.htm

Né dans un quartier très pauvre de Londres, le 16 avril 1889, quatre jours avant Adolf Hitler, Charles Spencer Chaplin est le fils de Charles Chaplin et de Hannah Hill (connue sous le nom de scène Lili Harley), tous deux artistes de music-hall. Il n’a qu’un an lorsque son père part en tournée aux États-Unis.

Lorsqu’il revient des États-Unis, Chaplin senior abandonne sa famille, Charles Spencer n’avait alors que trois ans.

La misère s’installe au foyer : Hannah, atteinte d’une maladie mentale, est internée dans un hôpital psychiatrique en juin 1894. Charlie et ses frères sont alors placés dans un orphelinat, à Hanwell.

Deux mois plus tard, la mère de Chaplin obtient son congé de l’hôpital.

Quelques années plus tard, Hannah sera de nouveau admise à l’hôpital et y restera, cette fois, huit mois.

Pendant ce temps, Charlie vécut avec son père et sa belle-mère alcoolique, dans un environnement intenable pour un enfant, dont les souvenirs inspireront Le Kid.

À cinq ans, Chaplin monte sur scène pour remplacer au pied levé sa mère qui ne peut plus chanter, victime d’une extinction de voix. C’est sa première apparition sur scène. Puis, en 1896, son père, ne trouvant plus d’engagement, sombre dans l’alcoolisme avant de mourir à l’âge de 37 ans, d’une cirrhose du foie.

Le frère de Charlie, Sydney, quitte le foyer parental pour travailler dans la marine. Charles Spencer est alors seul avec sa mère.

Entre neuf et douze ans, c’est grâce à son frère que Charlie entame une carrière d’enfant de la balle dans la troupe des Eight Lancashire Lads.

Puis, il obtient à partir de 1903 une succession de contrats au théâtre, et en 1908, il est engagé dans la troupe de Fred Karno, alors le plus important impresario de spectacles avec des sketches. Il y rencontre le futur Stan Laurel. Au cours d’une tournée de la troupe en Amérique, les studios Keystone lui adressent une proposition de contrat qu’il accepte : l’aventure cinématographique commence.

Les cadences de l’époque étaient rapides et les films mis en boîte en quelques heures.

Ne supportant pas les pressions dues à ces temps très brefs, Chaplin s’adapte très mal aux conditions de travail de la compagnie, à tel point que les incidents avec les metteurs en scène sont fréquents.

Sur les ordres de Mack Sennett qui lui demande de se créer un maquillage au pied levé, il crée en 1914 le personnage raffiné de Charlot le vagabond, et recentre tout son comique autour du nouveau personnage et de sa silhouette qu’il inaugure dans Charlot est content de lui (1914).

Dès cette première apparition, le public et les commandes des distributeurs affluent. Mécontent du travail des réalisateurs, Chaplin prend en main, à partir de juin 1914, la mise en scène de ses films. L’ascension est alors fulgurante.

En 1916, il signe un contrat de distribution d’un million de dollars avec la First National, qui lui laisse la production et la propriété de huit films prévus.

Il fait alors immédiatement construire son propre studio dans lequel il réalise neuf films dont Une vie de chien, Le Kid et Charlot soldat.

En 1919, un vent de révolte souffle sur Hollywood où les acteurs et cinéastes se déclarent exploités ; Chaplin s’associe alors à David Wark Griffith, Mary Pickford et Douglas Fairbanks pour fonder la United Artists.

Son premier film pour sa nouvelle firme sera L’Opinion publique (1923). Puis, Chaplin fait peu à peu entrer dans son univers comique celui du mélodrame et de la réalité sociale comme dans La Ruée vers l’or (1925).

Farouche opposant au parlant, il introduit des éléments sonores par petites touches.

Les Lumières de la ville (1931) est le premier film à en bénéficier, mais de manière très ironique. Chaplin souffle pendant des heures dans un vieux saxophone afin de parodier les imperfections du parlant lors de la scène d’ouverture du film. De plus Chaplin ne se détourne pas de son projet initial de film muet.

Pour comprendre son refus, il faut savoir que le cinéaste était passé maître dans l’art de la pantomime. Le langage de Charlot est uniquement basé sur la gestuelle, donc un langage universel.

Un film dialogué a une audience un peu plus limitée car il contient la barrière de la langue et Chaplin veut s’adresser à tous. Les critiques s’accumulent.

On le dit fini, à l’instar de ses amis David Wark Griffith, Mary Pickford et Douglas Fairbanks et de bien d’autres vedettes du muet qui n’ont pas survécu au parlant.

Il entreprend un long voyage, qui va durer plus d’un an et demi, à travers le monde, en Europe notamment, pour présenter son film. Il rencontre la plupart des chefs d’états et de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Albert Einstein.

Il s’inquiète de la situation économique, du chômage et de la misère sociale, lui qui n’a jamais oublié son origine modeste.

Il conjugue tout cela dans Les Temps modernes (1936), le dernier film muet de l’histoire et l’un des plus célèbres, sinon le plus célèbre, de son auteur. Il n’intègre que quelques scènes dialoguées, l’essentiel du film restant muet.

Il prouve à ses détracteurs qu’il faut encore compter avec lui et que le parlant n’est pas un problème.

Après de multiples emplois, Charlot est engagé dans un restaurant. Il doit chanter, mais le trac le paralysant, il oublie ses paroles.

Le personnage joué par Paulette Goddard les lui copie sur ses manchettes. Malheureusement, lors de son entrée, il envoie valser ses "antisèches". Il balance un charabia incompréhensible (mélange de sonorités françaises et italiennes), assorti d’une pantomime qui fait rire l’assistance. Charlot s’en sort avec le langage du clown.

Cette scène est un évènement : pour la première fois, le public du monde entier peut entendre la voix de son acteur fétiche. Ce film est également l’ultime apparition à l’écran du personnage Charlot. Il parle aussi de la difficulté du travail à la chaîne qui rend fou la plupart des employés, dont le personnage interprété par Chaplin, ce qui lui vaut un passage à l’hôpital psychiatrique dans le film.

En 1940, il tourne Le Dictateur. Il répond, par moustache interposée, à Hitler et s’insurge contre la dictature qui empoisonne l’Europe. Hitler et Mussolini sont tournés en dérision, et deviennent Hynkel et Napoleoni.

L’ambassadeur d’Allemagne aux États-Unis fait pression pour interdire le tournage et tout Hollywood, craignant des répercussions, demande à Chaplin de renoncer à son projet.

Mais le cinéaste reçoit le soutien du président Franklin Roosevelt, lequel l’invitera, quelques semaines après la sortie du film, à la Maison Blanche, pour s’entendre réciter le discours final.

Le film est interdit sur tout le continent Européen, mais une rumeur circule : Hitler l’aurait vu, en projection privée. En France, il ne sortira qu’en 1945.

Cette fois-ci, Chaplin est définitivement entré dans l’ère du cinéma sonore... et signe l’arrêt de mort du petit vagabond.

En 1946, Chaplin tourne son film le plus dur, Monsieur Verdoux. Orson Welles propose à Chaplin un scénario basé sur l’affaire Landru. Chaplin se l’approprie, réécrit le scénario, en y incorporant une critique du monde de l’Après-guerre et de ses dégâts économiques et sociaux.

Pour éviter tout malentendu avec Welles, qui a écrit la première mouture du scénario, il lui propose 5 000 dollars et sa mention au générique.

Ce que le cinéaste, en délicatesse financière, accepte. Une fois encore, Chaplin livre un message empreint de cynisme mais également d’humanisme.

En 1950, il vend la quasi-totalité de ses parts à la United Artists et travaille aux Feux de la Rampe où il décrit la triste fin d’un clown dans le Londres de son enfance.

Ses propres enfants apparaissent comme figurants et Chaplin tient le premier rôle. Le film sort en 1952 à Londres et vaut un triomphe à son auteur.

Victime du maccarthisme (son nom figure sur la « liste noire »), il est harcelé par le FBI en raison de ses opinions de gauche (pour sa part, il se présentait comme un « citoyen du monde »).

Pour cette raison, il se voit refuser le visa de retour lors de son séjour en Europe pour la présentation de son film. Il renonce alors à sa résidence aux États-Unis et installe sa famille en Suisse jusqu’à la fin de ses jours.

Après avoir reçu le Prix international de la paix en 1954, il tourne à Londres Un roi à New York (1957) où il ridiculise la « Chasse aux sorcières » menée dans l’Amérique de la Guerre froide.

En 1967, il tourne son dernier film, cette fois-ci en couleur, La Comtesse de Hong-Kong, avec Sophia Loren, Marlon Brando et Tippi Hedren, dont l’action se déroule sur un paquebot et où il ne tient qu’un petit rôle : celui d’un steward victime du mal de mer.

Au cours des années 1970, le monde entier lui rendra hommage : Prix spécial au Festival de Cannes en 1971 (Festival où Jacques Duhamel, alors ministre des Affaires culturelles, le fit commandeur de l’ordre national de la légion d’honneur), Lion d’or à la Mostra de Venise, anoblissement par la reine d’Angleterre, Oscar spécial... Fêté et adulé, "Sir" Charles Spencer Chaplin s’éteint au matin de Noël, ultime pied-de-nez, le 25 décembre 1977.



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